Réalisations

Mon Clown

Sylvie Loeb - Clown

Huit ans après avoir commencé à explorer la peinture, la sculpture et la gravure, j’ai eu envie de découvrir mon clown.

Mes premières expériences ont débuté avec Sophie Poget en automne 2007, dans le cadre de l’Université Populaire de Lausanne.

Plus tard, dans la Maison de Quartier proche de chez moi, j’ai eu l’occasion de participer, lors d’un week-end, à une activité de clown organisée par l’Association Auguste, laquelle a pour but de promouvoir et de développer la pratique du clown dans les établissements pour personnes âgées et en situation de handicap.

Ainsi, à ma plus grande joie, j’ai appris qu’une formation de base de clown en institution était donnée en 2009 et qu’elle était ouverte, pour la première fois, à des personnes hors établissement, en leur garantissant une pratique régulière. J’ai saisi cette occasion et adopté sans hésiter un joli nez rouge.

Par ailleurs, j’ai suivi également d’autres formations afin d’expérimenter différentes voies me permettant de faire vivre et grandir mon auguste intérieur…

Etre clown demande d’être authentique et enraciné dans le moment présent. Cela m’aide pour entrer en contact avec des personnes âgées qui, parfois, n’ont plus que le regard pour communiquer. Le personnel soignant, débordé, apprécie souvent notre intervention.

Peintre, sculptrice, graveuse ou clown, mes activités ont toutes le même dessein : me relier aux autres dans un esprit de partage, leur faire découvrir des couleurs et des matières, offrir une écoute et un sourire.

Demande de service
Aujourd’hui, je vous présente l’artiste Sylvie Loeb qui m’a chaleureusement accueillie chez elle. Autour d’un café et de certaines de ses œuvres, dont des livres illustrés pour enfant, elle me montre son atelier et me raconte comment son devenir d’artiste a émergé dans sa vie. De prime abord, je comprends que Sylvie possède une âme positive qui sait tirer le bon du mauvais et qu’elle s’efforce de le transmettre dans sa vie quotidienne ; mais, dans un premier lieu, dans son œuvre.Née à Berne, Sylvie y reste jusqu’à ses quatorze ans et fréquente une école de langue française. Ensuite, elle part à Lausanne, en internat, où elle prépare son baccalauréat. Entre Lausanne et Neuchâtel, elle suit des études de Lettres où elle étudie principalement l’histoire de l’art. En parallèle, me dit-elle, elle occupe différents postes dans des domaines divers – cela a été de belles expériences qui lui ont appris beaucoup de choses dans la vie, ajoute-t-elle. En 1984, elle est engagée à la Fondation de l’Hermitage en tant que secrétaire générale. Elle occupe ce poste douze ans durant ; jusqu’à ce qu’elle subisse un grave problème de santé qui l’oblige à s’arrêter.Cet événement a eu de lourdes répercussions sur la parole qu’elle perdit quelque temps. Ceci a été le moteur de la découverte de sa vocation artistique. En effet, son seul moyen d’expression était devenu l’art, notamment par la gravure, la peinture ; mais aussi les livres destinés aux enfants. Elle me dit qu’il n’est jamais trop tard pour se lancer et j’acquiesce car ce besoin artistique se découvre parfois tard même si, en réalité, il a toujours été là et qu’avec le recul, l’artiste s’aperçoit que toute sa vie quelque chose lui a manqué. Ainsi, elle va suivre des cours à l’atelier de Jacques Walther pendant quelques années. Il lui enseigne les diverses techniques artistiques de base puis, depuis 2005, elle suit les cours de gravure eau-forte de Monique Lazega, diplômée de l’Ecole des Beaux-Arts, à Lausanne. Elle y rencontre des artistes telle qu’Iris Dwir-Golderg, artiste membre de l’association Espace Artistes Femmes.